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« Les festivaliers sont adorables » : à Art Sonic les 600 bénévoles sont prêts... |
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Les bénévoles au bar du festival Art Sonic sont une quarantaine menée par Jérôme Chatelais, responsable depuis 2010. © Ouest-France
La 28e édition du plus grand festival de l’Orne, Art Sonic à Briouze, a débuté ce vendredi 18 juillet 2025. Un peu plus de 600 bénévoles dont une quarantaine au bar se préparaient à accueillir les premiers fêtards avant le premier concert à 19 h 20.
Vendredi 18 juillet 2025, quelques heures avant le début du festival, les 600 bénévoles s’activent encore pour les derniers préparatifs. Pendant ce temps-là , les premiers festivaliers débarquent au camping. Ce jeudi, d’après les organisateurs, 16 000 billets s’étaient écoulés.
« Les festivaliers nous remercient »
Au camping, Camille Bisson et Alice Hédouin, bénévoles au pôle 2, orientent, conseillent les festivaliers. Elles distribuent cendriers de poche et sacs de tri sélectif. « On vérifie aussi la taille des tonnelles. Elles ne doivent pas dépasser trois mètres sur trois pour des questions de sécurité. Et, on veille à ce que les campeurs soient bien rapprochés sinon on manque de place », explique Alice Hédouin. C’est la deuxième fois que les deux vingtenaires font partie des bénévoles. « On nettoie les toilettes, personne veut le faire et en fait c’est vraiment bien. Les festivaliers nous remercient, on est au contact avec eux », poursuit Camille Bisson.

Alice Hédouin et Camille Bisson sont bénévoles au pôle camping à Art Sonic à Briouze, dans l’Orne. Ouest-France
13 000 litres de bière
Sur le site du festival, dans l’après-midi avant que les portes ouvrent et pendant que Mass Hysteria effectuent ses balances, au bar on s’apprête à affronter la marée de festivaliers. On règle les derniers détails, recharge les tireuses. « En général, c’est avant et après les têtes d’affiche qu’il y a beaucoup de monde. On peut quand même voir les gros artistes, un peu sur le côté », anticipe Bruno Laizé, bénévole depuis quatre ans au bar. Chacun a un poste bien défini, certains approvisionnent en fût, d’autres sont au service, et une équipe prépare les bières. « Quand on est au réapprovisionnement, c’est quand même physique, mine de rien », sourit Tanguy Lesellier.
Depuis 2010, après avoir passé onze ans au parking, Jérôme Chatelais est responsable du bar. « On a jamais de rupture de stock, on fait le point entre le vendredi et le samedi et on peut se faire livrer au cas où », constate-t-il. Cette année, ce sont 13 000 litres qui devraient être bus par les festivaliers. Et il est très rare que des conflits surviennent. « Les festivaliers sont adorables, ils viennent pour s’amuser. Les gens sont un peu plus patients par rapport à quand ils ont faim et puis ils ne patientent pas longtemps par rapport au monde qu’il peut y avoir », estime Bruno Laizé. Le coup d’envoi est donné dès 19 h avec l’ouverture des portes.