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À Alençon, il percute les policiers qui s’apprêtent à prendre en chasse d’autres véhicules... |
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L’homme de 25 ans a écopé d’une lourde amende avec sursis. © Archives Ouest-France
Un homme a été condamné à Alençon, ce jeudi 16 janvier 2025, par le tribunal d’Alençon, pour avoir percuté une voiture de police, blessant trois policiers.
L’homme comparait pour la première fois de sa vie devant le tribunal correctionnel d’Alençon, ce jeudi 16 janvier 2025. Il a 25 ans. Il est prévenu pour blessures involontaires. Ça s’est passé à Alençon, le 5 novembre 2022, avenue de Quakenbrück, à 23 h 20. Il circule au volant de sa Peugeot 106 avec sa petite amie de l’époque.
Dans l’autre sens, une voiture de police, avec trois policiers à l’intérieur. Ils ont été appelés pour un rodéo urbain. En face d’eux, une BMW noire et une autre voiture roulent à vive allure. Ils tentent alors d’entamer un demi-tour, sirènes allumées. Le véhicule des forces de l’ordre est un Renault Trafic, et le conducteur doit s’y reprendre à deux fois.
C’est là que la Peugeot 106 le percute sur la droite. L’accident est très violent. Les policiers sont légèrement blessés et se voient prescrire chacun quelques jours d’ITT. Le prévenu, lui, est grièvement blessé : double fracture du tibia et du péroné droit, quarante jours d’ITT. Sa voiture est « morte », selon le juge, Éric Martin. La question s’est posée de sa participation au rodéo urbain mais a été écartée.
Un prévenu ému
Ce qui questionne le tribunal, c’est la vitesse. Le prévenu assurait lors de ses auditions qu’il circulait normalement sur cette route limitée à 50 km/h. Il considère à l’audience qu’il pense « être en partie responsable de l’accident, et roulait peut-être un peu trop vite ». Entre-temps, et c’est ce qui explique le temps entre les faits et le procès, une expertise a été réalisée. Selon laquelle sa vitesse était de 83 km/h, et 77 km/h au moment du choc.
La procureure de la république, Hélène Tardif, requiert dix mois de prison avec sursis et annulation du permis de conduire sans qu’il puisse se présenter aux épreuves avant un délai d’un jour. À la barre, l’homme est en sanglots. L’épreuve lui coûte, et il craint de perdre son travail de chauffeur livreur. Magnanime, et certainement touché, le juge tranche : 2 000 € d’amende avec sursis. Il garde son permis.