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Dans l’Orne, « il était ivre, il a fait un peu de tronçonneuse, et a pété les plombs sur moi »... |
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L’homme était ivre quand il a commis les violences sur sa compagne. © Vincent MICHEL / Archives Ouest-France
Un homme a été condamné ce jeudi 16 janvier 2025 par le tribunal d’Alençon pour des violences sur sa compagne et son fils. Il a écopé de huit mois de prison avec sursis.
« Il était ivre, il a fait un peu de tronçonneuse, et a pété les plombs sur moi » : voici ce qui ressort des auditions de la victime de violences conjugales, commises à Val-au-Perche, le 13 mai 2024. Le prévenu, un homme de 39 ans, s’occupe de son jardin en picolant. Et vrille : « Il se met en tête qu’il ne me plaît plus. » Elle veut partir. Il fait alors une crise de jalousie, puis « vers 18 h, il est venu et m’a frappée au niveau du portail. » Le fils du prévenu, né en 2010, rentrait des cours et voulait passer voir son père. Il s’est retrouvé à tenter de l’arrêter. Et a pris quelques coups au passage, qui, visiblement, ne lui étaient pas destinés. Les tests font état d’1,70 g d’alcool par litre de sang et de traces de THC. La femme s’est vu prescrire cinq jours d’ITT. L’homme a été jugé ce jeudi 16 janvier 2025 au tribunal d’Alençon.
« Évolution positive depuis les faits »
L’ado est représenté par un administrateur ad’hoc (représentant légal). Son avocate demande un euro de dommages et intérêts. « Il y a une reprise des liens sereins avec son père qu’on veut préserver », ainsi qu’une « évolution positive depuis les faits. » Hélène Tardif, la procureure, décrit un couple « pathogène », qui s’est séparé une quinzaine de fois depuis 2015. Elle parle d’une femme qui vit une « insécurité permanente. Elle se demande tous les matins s’il va picoler. » Lui minimise, parle d’une ou deux gifles, ne se rappelle pas bien.
Pour la défense, « la situation a drastiquement changé. Il a compris que soit il se bouge, soit il perd femme et enfants. » Il en a trois. Elle apporte des analyses de sang pour prouver son arrêt de l’alcool et des stupéfiants. Il travaille depuis deux ans, en CDI comme employé dans une société de nettoyage. Son casier comporte quatorze condamnations : violences conjugales, vol, conduite sous alcool, dégradations, abus de confiance… Il écope de huit mois de prison avec sursis intégral de deux ans, obligation de soin et de travail. Il doit un euro symbolique à son fils.