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De vrais œufs bio à la cantine, c’est possible : les professionnels en font la démonstration... |
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Emmanuel Robert, cofondateur de Bio à la source, a présenté son exploitation en bio à des gestionnaires de cantine du Bocage et de L’Aigle. © La Coop des territoires
Mercredi 26 février 2025, les producteurs de Bio à la source, la société coopérative d’intérêt collectif Nourrir l’avenir, et la Coop des territoires ont présenté les utilisations possibles des œufs en restauration collective.
Les œufs seraient trop fragiles pour être utilisés dans la restauration collective. Un collectif a démontré le contraire, devant des professionnels travaillant dans les cantines de Briouze, Céaucé, Flers, L’Aigle… mercredi 26 février 2025, à la ferme de l’Herbellerie à Bazoches-au-Houlme (Orne) au cours d’une matinée de travail. « Il faut suivre les règles pour bien casser les œufs et les consommer le jour même de la préparation, résume Anne-Béatrice Kernin, animatrice à La Coop des territoires. Un lycée de Pont-Audemer a par exemple fait le choix de réaliser sa mayonnaise. Il nourrit chaque jour 350 élèves. »
La protéine animale la moins chère
Emmanuel Robert produit environ 200 000 œufs bio par an depuis 2020.  Le marché est bien reparti. On va manquer d’œufs en agriculture biologique car il y a eu des déconversions »
, explique l’éleveur de Bazoches-au-Houlme. Pour lui, l’intérêt de l’œuf tient au fait  qu’il s’agit de la protéine animale la moins chère et la plus complète en nutrimentsÂ
. Lucie Leloup, de Nourrir l’avenir, a présenté l’intérêt des œufs en cuisine et leur apport nutritionnel.
Ce rendez-vous était le dernier du programme Qu’est-ce qu’on mange dans le Bocage, initié en 2020, afin d’inciter la restauration collective à se mettre au bio. Nourrir l’avenir et Bio en Normandie vont continuer d’accompagner les acteurs. Tous les outils, les cartes, des témoignages… seront progressivement mis en ligne sur lacoop.co/ afin de continuer de servir ce projet d’intérêt public.