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Gacé. 46 600 € réorientés vers le lotissement de La Malardière... |
Lors de l’établissement du budget 2025, la commune avait programmé trois projets : l’implantation d’habitats insolites au camping Le Pressoir, la transformation des locaux de l’ancienne trésorerie en logements, et l’aménagement d’un columbarium au cimetière. Chacun de ces projets comporte un plan de financement, avec subvention, soit de l’Europe (Leader), de la DSIL (Dotation de soutien à l’investissement local) et/ou de la DETR (Dotation équipement des territoires ruraux).
Jean Grimbert avait bien spécifié que ces projets étaient suspendus aux accords des subventions. Pour l’aménagement du cimetière et de l’ancienne trésorerie, les demandes de DETR ne sont pas retenues pour la programmation 2025 compte tenu du nombre record de projets et des subventions demandées.
Les dossiers seront, le cas échéant, redéposés au titre de la programmation 2026. Quant au projet au camping Le Pressoir, le dossier DSIL déposé auprès de la préfecture ne répond pas aux critères d’éligibilité. Le projet est abandonné. Or, pour ce projet, le plan de financement prévoyait un reste à charge pour la commune de 46 600 €. Le maire propose d’affecter cette somme au lotissement de La Malardière.
Les parcelles viabilisées, dix-sept terrains à bâtir, de 613 m² à 999 m², comprenant l’ensemble des réseaux, sont actuellement mises en vente à 35 € le m². «Aucune vente à ce jour. »
25 € au lieu de 35 € le m²
Jean Grimbert propose de flécher ces fonds (46 600 €) sur une baisse du prix de vente du m² à 25 € pour certaines parcelles. La volonté de la commune est de favoriser le maintien et l’arrivée de familles qui ont des enfants, permettre aux jeunes d’accéder à la propriété en résidence principale et d’aider les personnes à faibles revenus. Pour accéder à cette offre, la commune instaure des critères d’attribution en fonction de la situation familiale (âge, situation matrimoniale…), le lien avec la commune et un engagement de résidence pour un long terme. « Ces critères ne sont-ils pas discriminatoires ? » demande un conseiller. « Non. Ces critères sont inspirés de ce qui se pratique dans des communes du Calvados, dans des secteurs où l’accès au logement est tendu, confie le maire. Nous communiquerons sur ce nouveau prix (25 € au lieu de 35 € le m²) par tous les créneaux possibles. »