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La tarification incitative des déchets étudiée dans la Communauté de communes des Sources de l’Orne... |
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Dans les prochaines années un effort important sera demandé aux habitants en matière de tri pour éviter un enfouissement devenu trop coûteux et pour inciter davantage au tri. © Ouest-France
Une étude menée par un cabinet, sur le tri des déchets, a été présentée aux élus de la Communauté de communes des Sources de l’Orne, lors du dernier conseil communautaire, jeudi 16 février 2023, à Macé.
Magali Boule, responsable prévention déchet à la Communauté de communes (CDC) des Sources de l’Orne et Marie-Caroline Malewicz, adjointe à la mairie de Sées, en charge de la gestion des déchets, ont assuré la présentation d’une étude sur le tri des déchets, jeudi 16 février, en réunion communautaire, à Macé (Orne).
Mais de quoi parle-t-on ? La tarification incitative a pour objectif de limiter la production de déchets en facturant à l’usager uniquement ceux qu’il produit.
. Depuis la loi anti-gaspillage de 2014, les communes ont obligation de revoir leur gestion des déchets en incitant les particuliers et les professionnels à réduire leurs ordures ménagères, augmenter la part des déchets recyclés et favoriser le compostage et le réemploi
.
Le coût important de l’enfouissement
Lors de son étude, le cabinet a constaté que 75 % de la poubelle grise est évitable, recyclable ou encore concerne un autre circuit de collecte. L’enfouissement des déchets a un coût important. Actuellement, le taux de la taxe sur les ordures ménagères est différent sur le territoire, selon le service rendu : porte à porte ou présence des conteneurs.
Avec une tarification incitative, il existerait une part fixe et une part en fonction des passages en bacs. Pour limiter un enfouissement inutile, trois scénarii ont été présentés. Un scénario avec un 100 % compostage, avec du compostage individuel et la mise en place de compostage partagé sous forme de bacs installés dans les quartiers
.
Ou bien un mixte entre compostage et collecte au porte à porte
pour les plus grandes communes. Même si le service rendu serait optimum, son coût serait très élevé. Le troisième scénario est un mixte entre compostage et mise en place de nouvelles collectes partielles
. Moins coûteux ce scénario demanderait un réel effort de la part des particuliers et des entreprises mais semble préconisé.
Pas assez de passages en déchèteries
En attendant de faire un choix prochainement, les élus s’interrogent sur la mise en place des nouveaux contrôles en place dans les déchèteries depuis le 1er janvier : Seulement 3 000 cartes ont été distribuées sur 6 000 foyers.
Éric Lecarvennec, maire de Bursard, déplore le nombre insuffisant de passages en déchèterie, constatant déjà des dépôts sauvages ou aux pieds des conteneurs.
Pour Marie-Caroline Malewicz, il faudra du temps et pour Jean-Marie Taupin, maire de Tanville, tout passera par l’éducation des générations futures ».
Quels que soient les choix effectués, des investissements matériels seront nécessaires pour baisser les coûts mais une augmentation de la taxe d’ordure ménagère semble inévitable ».