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Les futures règles pour les taxis conventionnés inquiètent les professionnels de l’Orne... |
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Fabrice Forget est chauffeur de taxi à Bagnoles-de-l’Orne et président de la Fédération nationale des artisans du taxi de l’Orne. © Archives Ouest-France
La Caisse nationale d’assurance maladie veut imposer de nouvelles règles pour le transport de patients par les taxis conventionnés. Dans l’Orne, leur représentant s’inquiète d’une importante diminution de leur rémunération.
La Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam) négocie en ce moment une nouvelle convention pluriannuelle avec les chauffeurs de taxis conventionnés, qui transportent les patients contre remboursement par la Sécurité sociale. Ces derniers s’inquiètent de nouvelles règles qui doivent entrer en vigueur.
La Fédération nationale des artisans du taxi de l’Orne (Fnat 61), par la voix de son président Fabrice Forget, s’insurge : « Ce n’est pas une négociation mais une décision unilatérale du directeur de la Cnam. » Différentes mesures pourraient signifier une conséquente perte de rentabilité pour les entreprises de taxis. « L’attente ne sera plus rémunérée », c’est-à -dire lorsqu’un chauffeur attend la fin du rendez-vous d’un patient pour le ramener chez lui ensuite. « Idem pour les retours à vide », quand le taxi rentre sans patient.
« Les petites structures vont disparaître »
Pour les trajets courts, le syndicat avance qu’il y aurait « 30 % de perte ». Enfin, la Cnam souhaiterait mettre en place davantage de transports partagés entre différents patients. Si la Fnat 61 ne s’y oppose pas sur le papier, elle estime que « la Caisse veut nous imposer un certain chiffre d’affaires en transport partagé. Et, s’il n’est pas atteint, il y aurait un malus, un remboursement à faire à la Caisse ».
Plus de mobilité
Fabrice Forget craint que « s’il n’y a pas de changement, fin 2027 ou en 2028, toutes les petites structures de taxi vont disparaître. Le taxi est le transport qui maille le mieux le territoire dans l’Orne et la Normandie. Les gens n’auront plus de mobilité pour aller aux soins ». Il prévient que la profession prépare « des grèves et journées blanches » au niveau national.
Contacté, Matthieu Frélaut, directeur de la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) de l’Orne, indique simplement qu’il n’est pas partie prenante des négociations étant donné qu’elles se déroulent au niveau national : « Je n’ai pas les éléments qui me permettraient de connaître les changements dans l’Orne. »