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Les trois religieuses autrichiennes qui avaient fugué de leur maison de retraite pourront rester dans leur monastère... |
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De gauche à droite : les sÅ“urs Bernadette, Rita et Regina, photographiées le lundi 22 septembre 2025, au couvent de Goldenstein à Elsbethen, en Autriche. © BARBARA GINDL / APA-PictureDesk via AFP
En Autriche, sœurs Rita, Regina et Bernadette avaient fui de leur maison de retraite en septembre pour retourner dans leur ancien couvent. Une escapade qui avait fait sensation localement. Les religieuses vont finalement pouvoir rester dans leur couvent, sous conditions, indiquent les autorités ecclésiastiques.
Trois religieuses rebelles, qui avaient fait sensation en Autriche en fuyant leur maison de retraite pour retourner dans leur ancien couvent, en septembre 2025, sont officiellement autorisées à y rester, ont annoncé ce vendredi 27 novembre 2025 les autorités ecclésiastiques. « La solution élaborée leur offre la possibilité de vivre au monastère et de mener leur vie spirituelle jusqu’à nouvel ordre », a déclaré leur supérieur, le prévôt Markus Grasl, dans un communiqué rapporté par l’Agence France-Presse.
Sœurs Rita (82 ans), Regina (86 ans) et Bernadette (88 ans), qui clament qu’on les avait forcées à partir fin 2023, bénéficieront de soins médicaux, d’une aide à domicile et de l’accompagnement spirituel d’un prêtre. Le château de Goldenstein, à Elsbethen, dans l’État régional de Salzbourg, qui abrite le couvent, va être partiellement réhabilité et les dons qu’elles ont reçu de toute part seront reversés à une association.
Des conditions pour rester dans le couvent
Cependant, cette proposition de leur hiérarchie, qui avait dénoncé une violation des vœux d’obéissance, s’accompagne de conditions non négociables. Une place leur sera réservée dans une maison de retraite proche et si leur état de santé se dégrade trop, elles devront rejoindre sans rechigner cet établissement spécialisé.
Elles devront aussi mettre fin à leur activité sur les réseaux sociaux, où les vidéos publiées fréquemment par leurs soutiens sont regardées par des dizaines de milliers de personnes. Car leur notoriété n’a pas fait qu’une bonne publicité à l’Église autrichienne.
La région a, par exemple, réclamé au prévôt, selon le groupe audiovisuel ORF, le remboursement de l’aide sociale qu’il aurait indûment demandé au profit des trois religieuses, soit 64 000 €. « Dieu nous invite à être miséricordieux, écrit Markus Grasl à la fin de son communiqué. Au regard de certaines actions des sœurs et des rumeurs médiatiques diffusées à mon sujet, cette maxime de vie chrétienne me guide. »