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Malgré la dissolution de l’Hémicycle, ces communes ornaises restent en Zone de revitalisation rurale... |
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Célèbre pour son marché aux veaux du lundi, la commune de Briouze reste en Zone de revitalisation rurale. © Archives Ouest-France
Un arrêté ministériel a été publié le 19 juin 2024. Il liste les quelque 2 200 communes qui restent finalement en Zone de revitalisation rurale, dont neuf dans l’Orne.
« Je reste maire ! » À la fin du conseil municipal de Briouze (Orne), ce mercredi 10 juillet 2024, le maire Jacques Fortis a confirmé qu’il n’allait pas démissionner. Lors d’un conseil en mars dernier, il avait brandi cette menace car la commune, placée depuis 2013 en Zone de revitalisation rurale (ZRR), devait en sortir – comme huit autres dans l’Orne et plus de 2 000 dans le pays.
Ce dispositif permet aux communes à faible densité démographique et avec des habitants aux revenus modestes de bénéficier d’avantages fiscaux, notamment pour attirer des entreprises et des médecins.
« Aux côtés de Briouze »
Après avoir été interpellé par le député Jérôme Nury (LR), Gabriel Attal avait promis dans l’Hémicycle, le 15 mai, qu’il serait « aux côtés de Briouze ». Lors des questions au gouvernement, le 4 juin, il a annoncé que les quelque 2 200 communes qui devaient sortir de ZRR, comme Briouze ou Saint-Denis-de-Sarthon, allaient y rester.
La dissolution de l’Assemblée nationale n’a pas remis en cause cette annonce. « Je me suis assuré du service après-vente pour la ZRR de Briouze, assure Jérôme Nury. L’arrêté ministériel a été pris le 19 juin dernier. » Ce texte liste plus de 2 000 communes qui vont rester dans le dispositif.
Dans l’Orne, outre Briouze, les huit communes qui devaient sortir de ce dispositif sont : Gandelain, La Roche-Mabile, Le Ménil-de-Briouze, L’Orée-d’Écouves, Ménil-Erreux, Pointel, Saint-Denis-sur-Sarthon et Sainte-Opportune.