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Sainte-Gauburge-Sainte-Colombe. Les sapeurs-pompiers lancent un appel au secours... |
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Lors de l’accueil au centre de secours, jeudi soir. © Ouest-France
Le lancement officiel des semaines du volontariat avait lieu jeudi soir, au centre de secours. Quatre sapeurs-pompiers sont en cours de recrutement.
Jeudi, la directrice du Service départemental d’incendie et de secours (Sdis), la colonelle Anne Lamaire ; le chef de groupement appui et pilotage du Sdis, le lieutenant-colonel, Thierry Foltzer-Mazzola ; le chargé de la promotion du volontariat et le commandant Eric Guais, étaient les hôtes du centre de secours.
Ils ont été accueillis par le maire, Philippe Bigot, qui a lui-même été quinze ans sapeur-pompier volontaire.  Nous sommes heureux de vous accueillir, Mme la colonelle. Nous avons la chance de pouvoir bénéficier d’un maillage territorial cohérent. C’est l’efficacité. Merci à l’équipe pour ce qui a été fait et pour ce qui sera fait. Il n’y a pas de petits et de grands centres, c’est pour les habitants.Â
Pour la colonelle, Anne Lamaire :  Ces semaines du volontariat, c’est une première pour moi. On a supprimé des centres, mais il faut faire vivre nos casernements. Le besoin de la population est ce qu’il est. À nous de faire vivre le volontariat. On a un travail important à mener, on va le mener.Â
De beaux engins ne suffisent pas
Le lieutenant-colonel Folzer a fait une présentation du service départemental, basé à Alençon. Le Sdis de l’Orne compte en ses rangs, 1 510 sapeurs-pompiers volontaires, 263 jeunes sapeurs-pompiers, 115 professionnels, 56 agents territoriaux (administration et technique). Les matériels utilisés ont été présentés, un véhicule incendie coûte 350 000 €, une ambulance, 120 000 €, une grande échelle entre 600 000 et 800 000 €. Mais, comme le dit le lieutenant-colonel.  On peut avoir les plus beaux engins, si on n’a pas les femmes et les hommes à mettre dedans, cela ne sert à rien.Â
La population est le premier acteur de la chaîne. Le centre de secours, qui défend les communes de Beaufai, Échauffour, Planches, Saint-Pierre-des-Loges, Saint-Hilaire-sur-Risle, Saint-Evroult-Notre-Dame-du-Bois, (3 556 habitants), compte à ce jour seize sapeurs-pompiers (femmes et hommes, âgés de 20 à 65 ans), dont un officier santé. Quatre sont en cours de recrutement.
En 2024, 367 interventions ont été effectuées (24 n’ont pas pu être assurées).  C’est là toute l’utilité d’un centre de secours localÂ
, intervient le maire. 70 % des interventions ont lieu en journée,  c’est là qu’il manque du mondeÂ
, explique le commandant Eric Guais, malgré les conventions signées avec les entreprises.