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Un tableau de l’église de Sainte-Gauburge va être restauré... |
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Après la messe de Noël, le tableau de « La Vierge à l’Enfant » a été présenté aux fidèles par le père Jean-Marie et le maire, Philippe Bigot. © Ouest-France
Présenté lors de la messe de Noël, mardi 24 décembre 2024, à Sainte-Gauburge-Sainte-Colombe (Orne), le tableau de « La Vierge à l’Enfant » quitte l’église pour l’Atelier du Val aux Clercs, au Sap-André, près de Gacé. Il va y être restauré.
Construite à la fin du XIXe siècle, lors de la fondation de la nouvelle paroisse de Sainte-Gauburge-Sainte-Colombe, l’église valburgeoise renferme peu d’œuvres originales.  Certaines étaient si bien rangées au fond des placards, que nul n’en suspectait l’existence. Jusqu’au jour où, lors de sa première visite, notre nouveau curé y a déniché deux tableaux en souffranceÂ
, raconte le maire, Philippe Bigot.
 Un intérêt patrimonial certainÂ
Les deux toiles, La Vierge à l’Enfant et Saint-Ignace de Loyota, ont été aussitôt présentées au conseil municipal, qui a souhaité étudier la possibilité de les remettre en état. Après avis de spécialistes, confirmant  un intérêt patrimonial certainÂ
, l’idée a fait son chemin. Et c’est l’offre de l’Atelier du Val aux Clercs, du Sap-André, qui a été retenue.
 L’opération, d’un coût de 6 750 €, cadres compris, est financée avec le concours du conseil départemental, à hauteur de 1 000 €, l’État étudie la possibilité de nous aider égalementÂ
, précise le maire.
Restauration dans l’Orne
La restauratrice ornaise, Marie-Ange Gomard-Baijot, qui affiche de solides références dans le domaine, sera prochainement concentrée sur La Vierge à l’Enfant, dont la toile et l’encadrement nécessitent un important et minutieux travail.
 Cette pièce, difficile à dater, est de très belle facture. Elle illustre un thème récurrent en peinture religieuse, renvoyant à la Nativité. Ce sujet iconographique permet d’évoquer la double nature du Christ, humaine et divine. Aussi surprenant que cela puisse paraître, La Vierge à l’Enfant est le thème le plus représenté de tout l’art chrétien, devant la crucifixionÂ
, explique Philippe Bigot.
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S’agissant de l’origine des Å“uvres que la commune a décidé de restaurer, le maire n’écarte pas qu’elles puissent  provenir des églises de Sainte-Gauburge et/ou de Sainte-Colombe, qui ont été déconstruites après la fusion des paroissesÂ
. Raison de plus pour  sortir de l’ombre ces deux magnifiques tableaux qui, une fois restaurés, seront installés en bonne place pour permettre au public de les admirerÂ
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