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Vingt parcelles à vendre à 1 € le m², à Lonlay-l’Abbaye... |
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Christian Derouet, maire de Lonlay-l’Abbaye, lors de la présentation des parcelles à vendre de l’îlot bocager de Saint-Nicolas. © Ouest-France
Vingt parcelles, allant de 615 m² à 1 090 m², qui formeront le lotissement l’îlot bocager de Saint-Nicolas, à Lonlay-l’Abbaye (Orne), sont en vente à 1 € le mètre carré.
Un bel espace en léger surplomb de la commune de Lonlay-l’Abbaye (Orne). C’est l’endroit d’où va sortir de terre le prochain lotissement de l’îlot bocager de Saint-Nicolas.
Christian Derouet, le maire, précise le projet : « Ce seront en tout vingt parcelles, allant de 615 m² à 1 090 m², vendues 1 € le mètre carré. Ce sera le deuxième lotissement construit, sur la même base, dans la commune. Le coût de la viabilisation de toutes les parcelles est de 832 000 €, sans subventions. La rue Saint-Nicolas a dû être mise en sens unique, avec un passage piétonnier. Par contre là , nous avons bénéficié d’une aide de 20 000 € du Département et de 27 000 € de l’État (Dotation d’équipement des territoires ruraux) . »
Une méthode anticipatrice
« Cela fait six mois que nous avons le permis d’aménager. Nous sommes actuellement sur la vente de trois terrains. C’est notre nouveau médecin qui a été la première à acheter. Un clin d’œil à notre lutte permanente contre la désertification. Depuis 2008, lors de notre élection, le conseil et moi-même mettons en œuvre nos actions à partir d’une méthode que nous voulons globale et axée sur l’attractivité. Notre stratégie inclut la construction de lotissements bien sûr, mais également la réhabilitation de maisons vacantes. Nous avons, en campagne, quatre-vingts à cent bâtiments agricoles en pierre qui peuvent être réaménagés en habitat. C’est un rythme qu’il nous faut tenir, si on ne veut pas aller dans le mur, notamment au niveau de l’école. Nous nous devons d’être attractifs pour faire venir et accueillir de jeunes couples, avec enfants à scolariser, et à qui nous pourrions éventuellement offrir un ou deux mois gratuits . »
Un travail de longue haleine. La municipalité, depuis ce premier avril, peut en outre compter sur un nouveau salarié en la personne de Laurent Valin, aux multiples compétences dans le bâtiment, qui pourra rapidement engager des travaux en intérieur des maisons pour les rendre habitables, en baissant par exemple la classe énergie.
« Cela nous aidera à amplifier le droit de préemption  », rajoute Christian Derouet.