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Élections départementales. Dans l’Orne, la droite conserve une large majorité... |
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Dans le canton de Damigny, ici, pendant le dépouillement, le binôme de droite composé de Sophie Douvry et Michel Génois est élus. © Ouest-France
Au soir de ce second tour des élections départementales, dans un contexte de forte abstention, la droite arrive en tête dans 15 cantons. Le Parti socialiste reste la principale force d’opposition. Décryptage des résultats ornais.
Avec un taux de participation de près de 26 % à 17 h, une heure avant la fermeture des bureaux, c’est un euphémisme de dire que les élections départementales et régionales n’ont pas passionné les foules. Seulement un électeur ornais sur trois a glissé son bulletin dans l’urne (65,47 % d’abstention au premier tour), contre un sur deux il y a six ans. Il n’y a pas eu de sursaut pour le second tour ce dimanche 27 juin 2021.
Un résultat qui doit interpeller les élus qui siégeront au conseil départemental. Comment susciter l’intérêt des abstentionnistes, désintéressés par la politique ? Comment recréer du lien avec ceux qui ont boudé les urnes, dans leur canton ? Ce seront quelques-uns des enjeux pour les six prochaines années.
Prime aux sortants
Les gros couacs de distributions de la propagande électorale n’ont bien sûr pas aidé les Ornais à aller voter. Selon nos informations, pour ce second tour, les dysfonctionnements concernent principalement le secteur de Carrouges, du Mêle-sur-Sarthe, de Vimoutiers ou encore Tinchebray. « C’est inadmissible », lâchait une votante à Mortagne-au-Perche, ce dimanche. À cela s’ajoute une campagne atone, sérieusement contrariée par le contexte sanitaire.
Cette situation profite incontestablement aux sortants et à la droite qui conforte sa majorité. Quatre duos avaient déjà été élus au premier tour, dont celui du président Christophe de Balorre. Au soir de ce deuxième tour, la droite l’emporte au total dans quinze cantons et comptabilise donc trente élus (un canton de plus qu’en 2015). Elle prend à la gauche le canton d’Argentan 2, avec la victoire de Cendrine Foucher-Chazé et Frédéric Godet, mais aussi celui de Flers 2. « C’est une belle soirée pour l’Orne. Il y a eu un beau travail de terrain de nos candidats », se félicitait Christophe de Balorre, ce dimanche soir. Une seule déception pour la majorité : la défaite de la sortante Christine Roimier à Alençon 2. Avec Sébastien Marchal, ils perdent face au duo divers gauche Lurçon - Mauger.
Deux cantons perdus par la gauche
La gauche reste la principale force d’opposition, menée par le maire d’Argentan, Frédéric Léveillé (PS), malgré la perte des cantons stratégiques d’Argentan 2 et de Flers 2. Elle passe de 14 à 12 élus au conseil.
Frédéric Léveillé pointe du doigt une abstention « démentielle partout sur le territoire. On est des élus de proximité, on doit faire en sorte d’être au plus près de nos concitoyens. » Il a annoncé son intention d’adresser à l’ensemble des communes du canton un document simple et clair pour rappeler les missions du Département.
Pas d’élu RN
De son côté, le Rassemblement national, présent au second tour à Mortagne, Bagnoles et Rai, est battu dans ces trois cantons.
La « troisième mi-temps » de ces élections, entendez par là l’élection du président du conseil, se déroulera ce jeudi 1er juillet. Le suspense est très limité, car Christophe de Balorre avait annoncé début juin qu’il était candidat à sa succession, avec le soutien d’une majorité départementale qui « chasse en meute. »
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