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ENTRETIEN. Jean-Luc Reichmann dans « Léo Matteï » : « Nos enfants sont de vrais buvards »... |
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"Léo Matteï" dans une nouvelle saison. © © JP BALTEL/ BIG BAND STORY / TF1
Dans cette nouvelle saison diffusée à partir de ce jeudi 24 avril sur TF1, « Léo Matteï » vise toujours à aider les enfants en danger. Mais le commandant de police à la tête de la Brigade de protection des mineurs va voir l’amour toquer à sa porte.
C’est un commandant de police qui attaque cette douzième saison… en short de bain. Ce soir, la nouvelle saison de la série des enquêtes de Léo Matteï s’ouvre de manière rafraîchissante. Même si les sujets abordés sont graves, la tonalité générale de la saison garde une forme de légèreté bienvenue. Et les « guests » sont nombreux : Bénabar, Arthur Jugnot, Natasha St-Pier, Mareva Galanter, Karine Ferri… Entretien avec Jean-Luc Reichmann, animateur des Douze coups de midi sur TF1 et acteur dans la peau de Léo Matteï depuis douze ans.
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Vu ce qui lui arrive dans le premier épisode de ce soir, il semblerait que Léo Matteï ne puisse jamais prendre de vacances ?
Je suis bien d’accord (rires) ! Alors qu’il est censé savourer des vacances bien méritées en famille, avec sa mère (jouée par Brigitte Fossey, NLDR) qu’il a retrouvée l’an dernier et sa fille adorée, il va se retrouver confronté à l’empoisonnement d’un enfant. Et Matteï va devoir reprendre du service et appeler son équipe à le rejoindre dans ce magnifique hôtel du sud de la France.
Depuis le début de sa vie sur TF1, Léo Matteï a vécu plein d’aventures. Mais il semblerait qu’il s’apprête à découvrir l’aventure de l’amour ?
L’idée des auteurs est très alléchante. Elle va prendre corps dès ce soir lors de cette enquête dans cet hôtel dont l’une des pensionnaires est une artiste de cabaret, jouée par la remarquable Natasha St-Pier. Et je peux vous dire que le commandant ne va pas rester de marbre devant ce personnage.Â
Est-ce facile de jouer un coup de foudre quand, derrière la caméra, c’est votre vraie femme dans la vie qui filme ?
Il m’est déjà arrivé d’embrasser des femmes au théâtre. Là , ça se passe à la télé. Dans les deux cas, il n’y a aucune ambiguïté possible. Quand on entend « moteur » sur le plateau, il y a un petit oiseau qui virevolte au gré de ce qu’offre l’autre. Et quand surgit le « coupé » à la fin de la scène, je rentre à la maison (rires) ! Tout se fait avec un grand professionnalisme et, vous verrez, le résultat est très beau.
Il était important pour vous que le personnage de Léo Matteï, qui est votre idée, ait une cause à défendre, les enfants en danger ?
Avec Nathalie (Lecoultre, sa femme, NDLR), nous avons écrit ce rôle autour de ma personnalité, pour profiter de ma popularité pour diffuser des messages utiles à mes combats pour la protection de l’enfance et des différences. Dans cette saison, on met vraiment l’accent sur le comportement des adultes, et à quel point il impacte les enfants. Si un père au volant grille un feu rouge sous les yeux de son enfant derrière, celui-ci imprime dès l’âge de 5 ou 6 ans que c’est normal. Faisons attention au signal que nous envoyons aux enfants, ce sont de vrais buvards.
Comment faites-vous pour trouver le juste équilibre entre enquêtes à résoudre et vie privée du héros ?
Comme vous dites, c’est une question d’équilibre pour que toute la famille puisse regarder Léo Matteï. On part d’histoire ayant réellement existé et notre travail consiste à les rendre les moins « trash » possibles pour que le récit soit tout public et que les messages passent.
TF1 , 21 h 10.
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