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Faux touristes, pluie… Le bureau d’information touristique de Saint-Fraimbault garde le cap... |
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Sous son parasol, Clarisse Langlois aiguille les touristes de passage dans la commune. © Ouest-France
NOS TOURISTES ONT DU TALENT (6/6). Replacé au niveau du plan d’eau, le bureau d’information touristique, à Saint-Fraimbault (Orne), a connu une fréquentation mitigée en juillet. Sous son parasol, Clarisse Langlois est loin du coup de chaud.
Un petit parasol rouge marque sa présence. Le bureau d’information touristique, à Saint-Fraimbault, dans l’Orne, a troqué sa petite chaumière à l’entrée du bourg pour s’installer au bord de l’étang, à côté de la buvette. L’été, deux saisonnières de l’office de tourisme de Domfront-en-Poiraie, Clarisses Langlois et Margaux Harris, viennent tour à tour, du vendredi au dimanche, assurer la permanence.
« On attend un regain en août »
« On dépend beaucoup de la météo en termes de fréquentation », affirme Clarisse Langlois, 23 ans, accoudée au comptoir brinquebalant. La météo maussade du mois de juillet à quelque peu décourager les touristes à venir s’aventurer autour de l’étang. « Cela reste correct, mais on attend un regain en août. »
Sur l’itinéraire de la Vélo Francette, qui relie Caen à la Rochelle, les cyclistes s’arrêtent quelques fois pour demander leur chemin et recevoir quelques prospectus sur les animations dans le Bocage. « Je les oriente souvent vers les jardins de la commune. Le bourg est réputé pour sa verdure omniprésente », ajoute Clarisse Langlois, titulaire d’un master en relation internationale de Science po Rennes. Des locaux, soucieux de partager l’histoire de leur commune, lui ont dernièrement expliqué comment Saint-Fraimbault est devenu un village labélisé quatre fleurs, en 1987. « Cela me permet derrière d’être plus compétente pour répondre aux questions des touristes. » D’autant que certains usent de la ruse…

Le bureau d’information touristique est installé juste à côté du plan d’eau. Ouest-France
Des faux touristes
Pas plus tard que la semaine dernière, un couple de retraité, domicilié à Saint-Fraimbault, est venu tester les connaissances de la jeune fille en se faisant passer pour des touristes de passage dans le coin. « J’ai réussi le test », s’amuse-t-elle, en distillant quelques sourires à une famille venue se restaurer. Dans les moments creux, Clarisse Langlois se mue en serveuse et file un coup de main à Nelly derrière la buvette.
Cette ancienne professeure à la retraite, est seule pour s’occuper de la partie restauration, et des réservations pour le minigolf et le pédalo. « On est complémentaire. Les touristes sont attirés par le pédalo et quand ils voient Clarisse, ils en profitent pour demander des renseignements. Je pense qu’ils ont fait le bon choix en replaçant le bureau d’information touristique ici », analyse Nelly, qui effectue sa première saison.