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Narcotrafiquants à la prison de Condé : Olivier Bitz interroge Gérald Darmanin sur les moyens... |
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Le sénateur de l’Orne Olivier Bitz, ici à la droite du ministre de la Justice Gérald Darmanin, en visite à la prison de Condé-sur-Sarthe, le 17 février 2025. © Archives Mathis Harpham / Ouest-France
Au Sénat, mercredi 12 mars 2025, Olivier Bitz (groupe Union centriste) a adressé une question à Gérald Darmanin, garde des Sceaux. Le sénateur a demandé des précisions sur les moyens alloués par le ministère de la Justice pour assurer la sécurité à l’intérieur et à l’extérieur de la prison d’Alençon-Condé-sur-Sarthe (Orne), qui devrait accueillir à l’automne 100 des narcotrafiquants les plus dangereux de France.
Une semaine après la décision du garde des Sceaux Gérald Darmanin de faire de la prison de Condé-sur-Sarthe (Orne) le deuxième établissement de haute sécurité – après Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais) – qui accueillera à partir du 15 octobre 100 des narcotrafiquants les plus dangereux de France, prévenus ou condamnés, la question des moyens inquiète.
C’est à ce sujet que le sénateur de l’Orne et membre du groupe Union centriste, Olivier Bitz, a interpellé le ministre de la Justice, mercredi 12 mars 2025, au Sénat. « Pouvez-vous rassurer les Ornais sur le nécessaire renforcement des moyens de l’État pour assurer la réussite du projet de prison anti narcotrafic à Condé-sur-Sarthe, à l’intérieur, comme à l’extérieur de l’établissement », interroge le sénateur ?
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Cinq millions d’euros par prison
Réponse de Gérald Darmanin : « Des moyens supplémentaires, il en faut beaucoup. Dans la prison, nous aurons un système où les agents habilités devront être toujours deux, pour éviter les risques de corruption et de menaces. […] Cinq millions d’euros par prison sont prévus pour faire des travaux très importants : ondes millimétriques, caillebotis aux fenêtres, lutte anti-drones et mesures contre la communication. »
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Un nouveau régime carcéral
En ce qui concerne les conséquences sur l’activité du tribunal judiciaire d’Alençon et sur les forces de sécurité ornaises, le ministre mise sur le nouveau régime de détention en cours de discussion au Parlement et soumis à décision du Conseil d’État, qui devrait « permettre de limiter les mouvements et d’éviter les extractions judiciaires », grâce, notamment, à la systématisation de l’utilisation de la visioconférence.