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Orne. Après un an de mandat, la députée Chantal Jourdan fait le bilan et réfléchit à sa candidature... |
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Chantal Jourdan, députée de la première circonscription de l’Orne. © Ouest-France
Chantal Jourdan, députée de la première circonscription de l’Orne, élue depuis un an, revient sur ses objectifs au cours de ce premier mandat de parlementaire. Quant à son éventuelle candidature pour les législatives de 2022, l’élue socialiste ne s’est pas encore prononcée.
La députée de l’Orne Chantal Jourdan répond à nos questions.
Vous êtes parlementaire depuis le 3 août 2020 et l’élection de Joaquim Pueyo à la mairie d’Alençon. Quels ont été vos premiers objectifs ?
Mon premier cheval de bataille a été de rentrer dans une commission parlementaire liée au développement durable et l’aménagement du territoire, dont le monde rural doit aussi s’approprier. Il faut accélérer le mouvement et réinvestir les ressources.
À ce propos, quelles sont les idées que vous défendez en circonscription et depuis votre siège à l’Assemblée ?
Il y a la question des mobilités. Nous avons de grosses difficultés sur nos lignes de train. Les déplacements sont de plus en plus compliqués. Il faut absolument remettre en place les transports en commun entre les villes et la capitale de l’Orne, puis les villes entre elles. Et faire fonctionner les lignes existantes. Dans le cadre du plan de relance, des fonds sont destinés à l’entretien des lignes.
Je note aussi que la pratique du vélo se développe dans le département, notamment à Domfront, La Ferté-Macé ou encore à Alençon. Des transformations qui se font petit à petit.
Vous avez estimé que la loi Climat, votée « au rabais », était « un échec pour la planète ».
En ce qui concerne la loi Climat et résilience, les objectifs ont été amoindris. C’est regrettable. Il y a bien une incitation sur les sujets mais nous devons les accompagner de manière forte.
Comment ?
De plus en plus de gens sont conscients de la nécessité d’isoler leur logement, tant les énergies deviennent chères. Mais quand on est au Smic, il est difficile d’envisager de faire de gros travaux. Les écarts de salaires sont malheureusement de plus en plus grands dans notre pays. C’est un sujet sur lequel notre groupe à l’assemblée planchons.
En ce qui concerne la Prim renov, les dossiers pour mobiliser des aides sont souvent trop complexes. Nous avons sollicité la mise en place d’un service public dédié.
Le maintien des services publics est aussi l’un de vos combats…
Oui. Il est nécessaire de renforcer tous les services publics. Comme dans les hôpitaux, où la crise sanitaire nous a montré que nous avions besoin de soignants. Dans l’éducation nationale également. Il est primordial de permettre aux enfants de développer leur esprit critique. Ils sont l’avenir, nous avons besoin de les accompagner.
En parlant d’avenir… L’année 2022 sera marquée par l’élection présidentielle puis les législatives. Serez-vous candidate à votre réélection ?
J’y réfléchis. Il y a évidemment des sujets que je souhaite continuer à défendre. Mais, à l’heure qu’il est, je n’ai pas encore pris ma décision.