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Passionnée d’orchidées, Yvette livre les secrets de sa plante aux 25 tiges fleuries... |
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Dans sa véranda, Yvette Henry réunit produits du jardin et une collection d’orchidées dont un cymbidium avec 25 branches fleuries. © Ouest-France
L’infirmière retraitée vit dans une maison de Saint-Germain-du-Corbéis, près d’Alençon (Orne). Son jardin est peuplé d’oiseaux, de poules, de hérissons, de chats, et d’une profusion de fleurs, dont une prolifique orchidée, qui présente, cette année, 25 tiges fleuries.
Infirmière à la retraite, Yvette Henry habite à Saint-Germain-du-Corbéis, près d’Alençon (Orne). Amoureuse de la nature et passionnée par les orchidées, elle a créé un petit havre de paix où faune et flore s’épanouissent. Cette année, son cymbidium, une robuste orchidée des jardins, arbore fièrement 25 hampes fleuries. Celle qui murmure à l’oreille des plantes et des hérissons livre ses secrets botaniques.
Une enfance en pleine nature
Yvette est née à Frémont près de Sées, dans une ferme. Son enfance s’est déroulée dans la nature, au milieu d’animaux. « Maman m’a tout appris du respect de la biodiversité », confie-t-elle. Mais pendant ses études d’infirmière et au début de sa carrière, elle a vécu en appartement. « J’y étouffais, j’avais envie de retrouver de l’espace, de la liberté et la nature. De retour à Alençon comme infirmière à l’hôpital, il y a vingt-cinq ans, j’ai eu un coup de cœur pour une maison de Saint-Germain-du-Corbéis. »
La maison du bonheur
C’est ainsi qu’Yvette s’installe dans sa demeure de plain-pied, avec véranda et jardin de 450 m². «Un lieu de vie qui s’est peuplé naturellement, peu à peu, sans contraintes », raconte-t-elle. D’oiseaux, de moineaux, de rouges-gorges familiers, de merles espiègles, de hérissons qui hibernent dans les tas de bois, de chats du quartier qui y circulent librement.
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« Un chat que j’ai appelé Chance a élu domicile, depuis seize ans, dans la véranda qui prolonge la maison. Petit à petit, j’ai créé un potager, des massifs de vivaces, d’arbustes fleuris. Lilas, rhododendrons, profusion de rosiers, c’est une bulle de plaisirs simples », livre la retraitée, qui participe régulièrement au concours des maisons fleuries, organisé par la municipalité. Elle a remporté plusieurs premiers prix dans la catégorie maisons à fenêtres ou mur fleuris.
Une première orchidée
Mais comment est née sa passion pour les orchidées ? « Un peu par hasard, assure-t-elle. Il y a vingt-cinq ans, on m’a offert un cymbidium, la robuste orchidée des jardins. Comme elle ne fleurissait plus et dépérissait, je l’ai reléguée dans un coin sombre et froid, dans un couloir. »
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À sa grande surprise, après plusieurs semaines d’abandon, l’orchidée survit et fleurit de nouveau. « J’ai compris un principe de culture : une fleur, c’est une souffrance. Il faut une période de froid et de repos, pour une renaissance. » Désormais, ses orchidées passent l’hiver au frais, au repos, dans sa véranda, puis à l’extérieur, du printemps jusqu’aux premières gelées.
Des fleurs par dizaines
Résultat, ce premier pot, qu’elle bichonne depuis vingt-cinq ans, présente, cette année, 25 hampes fleuries. « L’an dernier, c’était 19. Il a accueilli, un essaim d’abeilles pendant plusieurs jours. Le monde des orchidées est passionnant, mystérieux », confie Yvette.
« J’ai aussi un phalaenopsis, et un dendrobium que j’ai du mal à faire refleurir, mais j’apprends chaque jour. Je cherche un paphiopedilum, le sabot-De-Vénus, une fleur unique, qui pousse parfois dans la nature. »
Vivre à son rythme, au milieu de cette biodiversité, est pour elle « la recette simple du bonheur ».