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Dans le Bocage ornais, le festival des Résistantes laisse l’embarras du choix parmi les luttes... |
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Au milieu de l’après-midi, la Fanfare du Perche a entonné des morceaux festifs, entrecoupés de prises de parole militantes. © Ouest-France
Depuis le jeudi 7 août 2025, des milliers de festivaliers venus de tous les horizons affluent à Saint-Hilaire-de-Briouze (Orne) pour assister à la deuxième édition des Résistantes. Un week-end militant à la convergence de très nombreuses causes.
Accoudée au stand des Naturalistes des Terres, une festivalière hésite : demain matin, suivra-t-elle, à 9 h, la balade que le collectif propose pour découvrir les espèces endémiques du Bocage ou, à la même heure, l’assemblée sur les luttes de l’eau ?
Au festival des Résistantes, rencontre des luttes globales et locales, installé à Saint-Hilaire-de-Briouze (Orne) depuis le jeudi 7 août 2025, nombreux sont les visiteurs à avoir été confrontés à un dilemme semblable, tant la programmation propose d’événements différents. Depuis trois jours, les terres mises à disposition par des agriculteurs locaux accueillent chaque jour plus d’une cinquantaine d’ateliers, conférences, projections et autres activités.
Différentes échelles de luttes
« C’est vraiment super que le Bocage soit le nœud de rencontre de toutes ces énergies », se réjouit Adrien Desplat, co-organisateur du festival, en se baladant entre les chapiteaux montés pour l’occasion. Dans l’après-midi, il animera sous l’un d’eux une table ronde sur l’extractivisme, aux côtés d’un militant écologiste congolais réfugié en France et d’un journaliste guinéen.
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Mais juste en face, à quelques chapiteaux près, d’autres festivaliers se tourneront aussi vers la question de l’extrême droite en milieu rural, ou celle de la protection des milieux montagneux. Du local, du global.

Les chapiteaux multicolores abritent conférences, ateliers, concerts, projections et autres activités. Ouest-France
Des interprètes en direct
Pour proposer un éventail aussi extensif de thématiques, les Résistantes ont veillé à rendre l’événement accessible à tous, dont les festivaliers non francophones.

Les festivaliers internationaux peuvent tisser des liens et profiter de visites guidées dans un espace dédié. Ouest-France
Confortablement assis sous la toile du « coin des internationaux », Enda, un Irlandais installé à Berlin, explique avoir pu profiter de la traduction en direct de certains ateliers, grâce à des interprètes et des oreillettes mises à disposition. « C’est impressionnant », assure l’habitué des rassemblements écologistes en Allemagne.