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VIDÉO. Alençon. Le siège ornais des Restos du Cœur déménage... |
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Un très grand portrait de Coluche, fondateur des Restos en 1985, va retrouver sa place dans les nouveaux bureaux de l’association départementale. © Ouest-France
L’association passe d’une rue à l’autre dans la zone industrielle nord. Après avoir réinstallé l’entrepôt rue Ampère en décembre, bénévoles et salariés ont vidé les bureaux.
« C’est mon deuxième déménagement ! » Annick Amiard, responsable bénévole de l’entrepôt départemental des Restos du Cœur, a le sourire dans son bureau provisoire. Il y fait chaud et elle est un peu à l’écart de l’agitation qui règne au 46, rue André-Ampère à Alençon , dans l’Orne. C’est ici, dans les anciens locaux de l’Imprimerie alençonnaise que, ce lundi 31 janvier 2022, l’association s’installe. Depuis plusieurs semaines, le siège ornais des Restos déménage. Et ce n’est pas une mince affaire !

À droite, Joachim Parent, encadrant technique salarié, procède au déménagement des bureaux avec des salariés en insertion des Jardins du Cœur. Ouest-France
D’abord l’entrepôt
À quelques tours de roues de là , au 46, rue Lazare-Carnot, des hommes et femmes sont à pied d’œuvre depuis 8 h 30. L’entrepôt est vide. « On l’a déménagé les 16 et 17 décembre, souligne la responsable. Cela s’est bien passé. Les Restos de Coulaines nous ont prêté un 19 tonnes avec un chauffeur. » Dix voyages le premier jour, huit le second. Bénévoles et salariés de l’association départementale n’ont pas chômé pour que les centres de distribution alimentaire soient approvisionnés sans rupture.

Les camions de l’association sont utilisés pour transporter le mobilier de la rue Lazare-Carnot à la rue André-Ampère. Ouest-France
Ce matin, Joachim Parent, encadrant technique, organise ses équipes. Il a mobilisé douze salariés en insertion des Jardins du Cœur de Cuissai. Un groupe vide la cuisine, un autre, les bureaux. Petit à petit, fauteuils, tables, armoires s’amoncellent dans l’entrepôt. Autour d’un utilitaire que Timothée Mestre, le comptable des Restos, vient de garer, le chargement se profile. « Tout doit être retiré ce soir », annonce la présidente départementale, Catherine Weber de Rize.
Ensuite les bureaux

Dans la cuisine du nouveau siège, encore en cours d’aménagement, plusieurs bénévoles et Cindy Guilbert, accompagnatrice socioprofessionnelle, font une pause. Ouest-France
« Nous aurions dû libérer les locaux fin août, raconte-t-elle. L’Adapei, propriétaire de ce bâtiment qu’elle veut récupérer, nous a accordé un délai jusqu’au 31 décembre. On a pu prolonger jusqu’au 15, puis au 31 janvier. Mais là , il faut vraiment qu’on parte. » Et tant pis si les 180 m² de bureaux ne sont pas prêts. « Pour le moment, ce n’est pas fini, ce n’est pas drôle, mais on sera extrêmement bien », positive Cindy Guilbert, accompagnatrice socioprofessionnelle.
La matinée s’avance, les navettes permettent petit à petit d’acheminer le mobilier qui est déchargé dans le nouvel entrepôt. Tandis que les déménageurs du jour s’activent, plusieurs bénévoles préparent les commandes des centres de distribution. « On est mieux installés ici », souligne Céline qui est cariste. Des racks de stockage neufs ont été achetés et installés, deux nouvelles chambres froides aussi. « Ça ressemble vraiment à un entrepôt professionnel. »

Céline et Jocelyne, toutes deux bénévoles, préparent les commandes alimentaires des centres de distribution car l’activité de l’entrepôt, déménagé en décembre, ne s’est pas interrompue. Ouest-France
Même si, côté administratif, c’est encore un peu le chaos, Catherine Weber de Rize a le sourire. « On gagne 400 m² de superficie totale, on double la surface des bureaux. Et ce site, plus accessible que le précédent, permet de garer les camions derrière le bâtiment. » La présidente ajoute que les mètres carrés supplémentaires permettront aussi, « au second semestre 2022, au projet de camion de distribution itinérant de voir le jour. »